Des planètes et des signes

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Depuis toujours, on a voulu voir entre les signes et les planètes des rapports privilégiés.

Les Égyptiens établirent les premières correspondances des planètes et des signes.

Du plus proche au plus lointain par rapport à la Terre, la Lune était en affinité avec le Cancer, le Soleil avec le Lion, Mercure avec la Vierge, Vénus avec la Balance, Mars avec le Scorpion, Jupiter avec le Sagittaire, Saturne avec le Capricorne.

En ces signes, les planètes élisaient leurs premiers domiciles, par souci de symétrie, les astrologues grecs ont complété cette première série d’une seconde en la redoublant : Saturne fut mis en affinité avec le Verseau, Jupiter avec le Poissons, Mars avec le Bélier, Vénus avec le Taureau, Mercure avec le Gémeaux.

L’ordre planétaire se fondait autrefois sur les considérations de figure et des rapports de distance.

Parce qu’elle semblait lointaine et froide, Saturne prenait les dimensions de la vieillesse. La couleur rougeâtre de Mars expliquait ses caractéristiques guerrières.

Plus proches de la Terre et du Soleil, Mercure et Vénus concernaient l’intime de la personnalité ; plus lointaines et plus lentes, Jupiter et Saturne semblaient impliquer la personnalité dans ses dimensions sociales.

A l’heure actuelle, une symbolique planétaire ne peut plus procéder de ce type de considérations. Une planète ne vaut plus pour ce qu’elle est en réalité mais pour ce qu’elle représente symboliquement.

L’ordre ancien avait au moins l’avantage d’être en conformité avec les connaissances et les conceptions culturelles de l’époque.

Cet ordre avait une cohérence et une efficacité que l’astrologie, souvent, n’a plus. Car, depuis, deux événements se sont produits que les astrologues n’ont pas réellement pris en compte : la Terre n’est plus, on le croyait avant, le centre du système solaire ; les orbites des planètes ne sont plus circulaires mais elliptiques et on a depuis découvert trois nouvelles planètes dans le système solaire : Uranus, Neptune, Pluton.

En principe, l’astrologie est basée sur une représentation du système solaire. Ces deux seuls événements auraient dû inviter à une révision totale de cette représentation.

Ce changement radical de représentation est, en effet, indispensable. Il faut d’abord s’entendre sur ce que l’on appelle planète. La Terre étant exclue, il n’y a, en tout et pour tout, que huit planètes dans le système solaire : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton.

Le Soleil est, à proprement parler, une étoile ; la Lune, un satellite.

Or, toute l’astrologie se fonde des rapports réciproques du Soleil, de la Lune et de la Terre.

Hier, on pensait que le Soleil tournait en cercle autour de la Terre. On sait depuis que la Terre a une orbite elliptique autour du Soleil. Le Soleil est l’un des deux foyers de cette ellipse. L’astrologie prend en compte aujourd’hui le deuxième foyer de cette ellipse : le Soleil Noir.

La Lune accomplit, elle aussi, une ellipse autour de la Terre. L’astrologie moderne tient compte aussi du deuxième foyer de cette ellipse : la Lune Noire.

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