La mytologie du signe astral

Séléné est la personnification de la Lune. On la représentait sous les traits d’une belle jeune fille parcourant le ciel sur un char d’argent tiré par deux chevaux. Elle passait souvent, dans certaines légendes, pour la fille d’Hélios, le Soleil.

Réputée pour sa séduction, elle était aussi célèbre pour ses amours. Est-ce une prédilection pour les bergers, elle en connut plusieurs dont le dieu Pan, mi-homme, mi-bouc, qui la persuada de rejoindre sa couche en lui offrant une toison blanche.
Un autre qu’elle aima fut le mortel Endymion, berger lui aussi. On dit qu’elle lui donna cinquante filles. Mais l’adolescent était si beau qu’elle supportait mal l’idée de le voir vieillir, et encore moins mourir. Elle l’endormit donc d’un sommeil éternel et il reposa dans une grotte de Carie où elle allait régulièrement le contempler.

Avec Séléné, le Cancer est ainsi un rêve de jeunesse et d’immortalité, et une étrange leçon d’amour. Quel meilleur moyen de garder celui qu’on aime que l’endormir d’un sommeil qui ressemble à la mort mais qui n’est pas la mort. Et les amours du Cancer ressemblent aussi toujours à l’amour sans en être parfois. Pourrait-il vraiment en aller autrement ? Rêve d’amour s’accorde rarement avec l’amour de la réalité.

La Lune, dans la mythologie gréco-romaine, a cependant d’autres significations inspirées par observation. Privée d’une lumière qui serait la sienne, simple reflet nocturne du Soleil, elle symbolise la dépendance, l’absence d’autonomie. Sans rayonnement propre, c’est un satellite. Passant par des phases différentes, changeant de forme, elle représente aussi le temps qui passe, une mesure des cycles de la vie, d’un univers instable, mouvant. A ce double titre, elle symbolise aussi bien le psychisme, l’âme, que la féminité, la fécondité. Des valeurs d’inconscient, de sensibilité, lui sont associées.

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