La planète du signe astral

Le signe du Bélier est sous la tutelle de Mars, dieu romain de la guerre, fils de Jupiter et de Junon. « Le plus odieux de tous les immortels » disait son père, et sa mère qui ne voulait pas être en reste : « Ce fou qui ne connaît pas la loi ». Aux premiers temps, Mars incarnait la force brutale, tout en violence et en carnages : une bête humaine un peu primaire, cuirassée jusqu’à la gueule, armée jusqu’aux dents, l’intelligence d’un pois chiche. Sa sœur Athéna, déesse guerrière, elle aussi, mais beaucoup plus sage, le surclassait en combat singulier.

Dieu flamboyant et sanglant, Mars s’est depuis assagi. Du moins, il est plus sophistiqué. Des premiers âges au monde grec et romain, le symbolisme de Mars a évolué en même temps que la fonction du guerrier. De tueur aveugle, qui faisait régner la dévastation et la barbarie, le guerrier est devenu le défenseur de la civilisation. La violence de Mars devient ainsi celle du protecteur des cités et de la nature. Les armées allaient en guerre au mois de mars, Mars est devenu un dieu du printemps.

A l’égal de Mars, l’agressivité naturelle du Bélier est heureusement socialisée. Ses énergies bouillonnantes sont généralement canalisées par des activités lui permettant d’extérioriser son désir de commander, son besoin d’affirmation personnelle. Vous pouvez toujours compter sur un Bélier pour manifester son autorité bruyamment, ou affronter quelques dangers réels ou imaginaires pour prouver son courage. Il prendra d’autant plus volontiers les devants si l’opération est d’envergure et comporte des risques. Prendre la tête, monter en première ligne, jouer les leaders, les modèles, les exemples, c’est son genre. Ses initiatives ont toujours un certain impact, des résultats certains.

Mais, quand le vent tourne, on fait parfois jouer au Bélier le rôle ingrat de bouc émissaire. A ce moment, il se sent partagé entre son esprit de sacrifice et son dégoût de l’injustice, son sens des responsabilités en prend un coup. D’accord pour reconnaître ses erreurs, mais de là à passer pour un imbécile ou un incapable…

Car, avec Mars, le Bélier ne peut pas être lui-même sans faire quelque chose. Et le faire rapidement car il n’a jamais le temps de faire ce qu’il fait, ce qu’il entreprend. Toujours pressé, ne prenant pas le temps de négocier ou parfois de réfléchir, il lui arrive plus souvent qu’à un autre de recommencer, de changer de cap à la dernière minute, de revoir ses plans en catastrophe. Il a heureusement d’excellents réflexes. Quelques éclairs de génie en plus, il peut toujours faire face.

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