La vie quotidienne du signe astral

Deuxième des signes d’Eau et de l’automne, le Scorpion règne sur les ténèbres. Deux est le symbole d’une division. Dans la triade des signes d’Eau, il exprime donc une opposition, un conflit entre deux forces : le jour et la nuit, la raison et l’instinct. Comme tous les conflits, celui-ci peut se traduire aussi bien par une évolution créatrice que par une destruction. D’une façon ou d’une autre, le Scorpion mène les choses à leur terme.

Maléfique et bénéfique, il est aussi au centre d’une problématique de destruction et de création, de mort et de résurrection. Avec cette réputation à tenir, ce n’est évidemment pas un grand comique. Quand il sourit, il grince comme Devos ou Coluche, il est beaucoup plus facile de sourire de douleur que de bonheur.

Le Scorpion cache son jeu. On croit volontiers que ses ambitions sont si secrètes qu’il les réserve à ses intimes. Ses intentions semblent mystérieuses, son caractère énigmatique. Quand on le connaît mieux, on réalise qu’il dissimule finalement peu de choses. Mais il est ainsi fait que sa main droite ignore souvent ce que fait sa main gauche. Nimbé d’un halo d’ombre, il ensorcelle. Son immobilité, ses silences interrogent.

Lui-même cherche sans cesse derrière les apparences le sens caché des choses. Rêve de transparence. Il fait souvent l’erreur de croire qu’il suffit de réellement vouloir quelque chose pour l’obtenir, de bien chercher pour trouver.

L’intention fait le larron : même si les autres sont dans d’autres dispositions, même si le hasard peut être déroutant. Il voudrait un monde où rien, ni les sentiments, ni les idées, ni les paroles, ni les actes, ne seraient involontaires, gratuits. P

lus rien ne s’y ferait inconsciemment, machinalement, pas même respirer ou dormir. Où d’autres supposent que la raison ou la folie mènent le monde, il estime que le désir commande aux hommes et aux événements.

Sans transparence, comment maîtriser ses propres désirs ? Le secret suffit à contrôler les désirs des autres mais, retourné contre soi, ça devient de l’inconscience. Le Scorpion est très perspicace dès qu’il s’agit de pénétrer nos intentions, de découvrir derrière les intérêts avoués nos réelles motivations. Du flair, beaucoup de flair.

Ce qui semble indiscrétion de sa part n’est souvent que désir d’être dans la confidence. Il est, sinon, muet comme une tombe. S’il donne parfois l’impression de se mêler de ce qui ne le regarde pas, c’est qu’il a pris l’habitude, depuis son enfance, de décortiquer ses nounours pour voir dedans.

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