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Les origines de l’homme

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Un homme, si nous le regardons tout simplement avec nos yeux, c’est d’abord une masse de matière parfaitement organisée, un « corps ». Ce corps s’apparente à notre partie animale principalement composée de muscles, de nerfs, d’os, de sang et d’eau. Ces parties constituantes, nos cellules, sollicitent beaucoup d’attention de notre part puisqu’il faut les nourrir et les protéger. Ce corps, qui est l’instrument nécessaire à la réalisation de nos actes, occupe une grande partie de notre temps. Ce corps nous représente.

Mais l’homme n’est pas seulement un ensemble de cellules, il existe une force qui maintient ces cellules dans un ordre déterminé, pour former le corps que nous regardons et que nous pouvons, par son apparence particulière, reconnaître parmi d’autres, différents. Lorsque notre corps est fatigué et réclame le sommeil mais que quelque chose l’oblige à rester éveillé pour, par exemple, terminer un travail, il y a antagonisme ; une force modèle le corps et s’en sert comme d’un instrument : cette force c’est l’esprit.

Si le corps est un instrument qui vit, boit, mange, dort, il lui faut un maître pour accomplir autre chose que des actes d’animalité. Ce maître, l’esprit, est la partie intelligente qui, en nous, raisonne, pèse le pour ou le contre, prend des décisions, discute politique ou philosophie. C’est l’esprit qui trouve l’énergie nécessaire pour créer ou diriger une affaire commerciale, apprendre ou exercer un métier, c’est l’esprit qui profite des périodes d’éducation et d’étude de l’enfance, apprend et applique les usages du monde. C’est encore lui, l’esprit de l’homme, qui s’ingénie à satisfaire aux plaisirs qu’il recherche, à fuir les souffrances qu’il redoute, à éviter les ruses et les embûches des esprits des autres hommes. Sans cesse l’esprit est en activité pour augmenter ses connaissances. Les avantages, les prérogatives, les qualités et les défauts de l’esprit pourraient être énumérés à l’infini, ce qui est évident c’est qu’il existe, en nous, une force qui n’est pas le corps et qui, presque toujours, s’impose à ce dernier.

En toute logique, le corps est, volontairement ou non, au service de l’esprit qui le dirige. Pour diriger ou s’imposer, il faut être, normalement, supérieur à ce qui obéit ou subit. L’homme serait donc composé d’un corps et d’un esprit, le premier inférieur au second. Cette dualité, corps et esprit, représente une association, dont la réalité est évidente et qui forme « la personnalité humaine ».

Chaque jour, partout, nous constatons qu’il n’est pas deux « personnes » exactement semblables. Nous remarquons des différences corporelles faciles à expliquer par les dissemblances existant déjà entre les générateurs des corps, les pères et les mères. Ici, incontestablement, l’hérédité se fait sentir. Ces différences sont faciles à constater car nos yeux les voient, mais il n’en est pas de même pour l’esprit, la partie la plus importante de la personnalité humaine. Cet esprit, dont il nous est possible de constater l’influence et de comprendre l’importance à ses effets, ni nos sens, ni nos instruments ne peuvent l’analyser ; sa substance, invisible, impalpable, s’il en a une, ne peut être enregistrée. Si les parents étaient les générateurs des esprits de leurs enfants, les causes de différenciation seraient les mêmes que pour les corps, mais il existe entre les membres d’une même famille des différences telles qu’il nous faut écarter cette hypothèse.

S’il était possible de classer les êtres humains par ressemblances corporelles et catégories anatomiques, dans chaque classement nous trouverions des hommes qu’il serait possible de confondre physiquement (qui n’a pas son sosie ?) et cependant si nous les examinions au point de vue de l’esprit, cette confusion ne serait plus possible ; nous constaterions en effet un tel contraste qu’il ne nous serait plus permis de supposer que le corps et l’esprit proviennent d’une même source. Pourquoi donc n’y a-t-il pas deux personnes exactement semblables ? Il est évident que l’esprit ne pourra faire traduire entièrement ses directives que si le corps accepte d’obéir ou peut obéir. De même, le corps ne pourra donner son maximum de possibilités que si l’esprit en a soin, ménage ses efforts et lui procure ce dont il a besoin. De ce fait, pour qu’une personnalité soit bien équilibrée, un sacrifice réciproque, librement consenti, de la part du corps et de l’esprit devrait intervenir. Qu’en est-il concrètement, dans la réalité, dans notre vie actuelle, ordinaire ? Rarement équilibre sage, presque toujours prédominance marquée du corps ou de l’esprit.

Tout naturellement, nous prononçons ces mots « mon corps », « mon esprit » ; il nous suffit, en pensant à nous-même, de dire « j’ai un corps » ou « j’ai un esprit » pour avoir l’idée que nous sommes le possesseur de ces deux choses, ou qu’elles sont à notre disposition. Si nous sommes le possesseur, permanent ou temporaire, de ce corps et de cet esprit, que sommes-nous donc, nous ? Il y aurait donc, au-dessus de la personnalité, un être réel, l’homme réel, pour lequel l’esprit et le corps ne seraient que des serviteurs ? Cet être qui est réellement « moi », qui « sait » que « moi » ce n’est pas un autre… peut-on en constater, pratiquement, dans la vie de tous les jours, l’importance et l’existence, d’une façon plus positive que par la notion du moi ?

Cet antagonisme entre corps et esprit est facile à constater au quotidien et la personnalité est obligée d’en tenir compte. Si la même chose existe entre l’esprit et un principe supérieur, nous devons pouvoir, dans notre existence matérielle, nous en rendre compte d’une façon analogue. Si l’esprit était l’homme réel, il n’aurait, comme obstacle à la réalisation de ses désirs, que des impossibilités ou des indocilités corporelles, ou des oppositions extérieures à lui. Il arrive et plus souvent qu’on ne pourrait l’imaginer, que l’esprit se trouve retenu, muselé, par une puissance « interne », inexplicable par la seule raison. Cette puissance est capable de faire agir l’esprit contre ses intérêts, contre ses affections, contre ses désirs… A nouveau, antagonisme.

Une entité en trois dimensions

L’homme serait composé (principalement) :

– d’un corps = agent d’action matériel
– d’un esprit = agent de l’intelligence et du désir, formant avec le corps la personnalité
– d’une âme = individualité, être réel

Enfants de la Terre

Pour reprendre l’analogie « l’homme est un microcosme », nous pourrions observer l’homme au microscope et découvrir un monde en petit. Nous pourrions comparer le règne minéral à notre système osseux, le règne végétal à notre système pileux, le règne animal aux colonies de microbes qui vivent dans notre corps, l’eau au sang, les mouvements réguliers de la Terre à notre respiration. Les courants qui parcourent notre planète, les forces magnétiques, les ondes hertziennes, l’électricité… rappellent nos forces nerveuses et psychiques, nos sympathies et nos antipathies…
Notre corps contient du carbone, du fer, du soufre, de l’eau, toutes matières qui viennent de la Terre et lui sont restituées après la mort.
Notre esprit connaît la forme intelligente à l’œuvre dans la nature ; de l’animal à la plante en passant par le constant renouvellement de la matière…
La personnalité humaine pourrait fort bien ressembler à un poste transformateur des forces de la nature, comme nos centres nerveux sont des postes transformateurs de l’énergie vitale dont notre corps a besoin.

L’âme, quant à elle, serait d’origine surnaturelle ou divine … mais ça c’est une autre histoire …

1 Comments

  1. L’homme est capable d’endosser une multitude de sentiments aussi nombreux que contradictoires. Il a une autonomie de pensée qui le rend malléable à l’infini. Énergie compliquée, troublante, aimable ou sinistre.

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